• Chapitre 5 - L'arrivée

    L'arrivée

     

    Le reste du voyage se déroula dans le noir et dans un calme des plus religieux, seul le bruit des voitures nous dépassant venait rompre le silence.

    • Vous pouvez mettre de la musique ? me risquais-je à demander d'une vois pourtant sûre.

    • Ta gueule.

    • Merci quand même.

    Ce type avait vraiment pas l'air cool, ça allait être amusant de tester ses nerfs. Et la madame alors ? Je me penchais légèrement vers son oreille et lui murmura.

    • Et la fenêtre, vous pouvez l'ouvrir ?

    Sa seule réponse fut de ma tirer en avant en m'attrapant une touffe de cheveux et de me baffer, avant de m’éjecter avec force au fond de mon siège. J'avais pris ma voix la plus charmeuse pourtant, je comprenais pas. Tant pis, maintenant je savais qu'elle aussi allait être sympa à tester.

    J'haussais alors les épaules en inclinant la tête sur le côté.

    • Dommage.

    La voiture fini par s’arrêter  Nous étions devant le garage de leur maison isolé malgré le fait qu'elle ai l'allure de celle que l'on croise en banlieue  et pas des bonnes vieilles campagnarde comme ça devrait être le cas. Elle était également encerclé par un beau jardin planté, magnifique à voir. Pourtant lorsque je tournais la tête vers la fenêtre il n'y avait que du noir. J'entendis mes nouveaux parents sortir puis venir me tirer brutalement hors de la voiture.

    • Avance. me siffla Jean.

    Ok ok ! Pas besoin de prendre cet air pour que je le fasse. Pourtant il ne semblait toujours pas satisfait : je sentis qu'on me tirais en arrière.

    • De l'autre côté abruti ! cria Jean en me poussant dans la bonne direction.

    Je réussi enfin à la porte que je manquai de me bouffer. Elle était en bois, solide, même la poignée et la serrure n'avait pas un pet de métal.

    Elise arriva derrière moi et ouvrit, puis me poussa à l'intérieur en me grommelant de me dépêcher  Manquant de tomber je me rattrapai au mur et m'en servis pour avancer dans la maison. Ça semblait grand, et neuf, oui voilà, ça sentait le neuf, la peinture fraîche  ce qui voulait dire que la maison avait été faite pour eux.. Avec un peu de chance c'est carrément le Centre qui l'a construite, donc aucun métal, donc..

    • Vous pouvez me les enlever maintenant, j'veux dire, les lunettes ? Y a pas l'air d'avoir de métal ici.

    Aucune réponse. Je retournai à tâtons vers la porte d'entrée.

    • Z'êtes là ? demandais-je un peu plus fort. Toujours rien.

    J'esquissai un sourire. Ils ne sont plus là. Soudain je me mit à courir en direction.. Dans une direction, n'importe laquelle pouvait être mieux qu'ici de toute façon, jusqu'à ce que je me prenne de plein fouet une masse humaine si fort que j'en tombai sur le cul. "Merde." je n'eue même pas le temps de me relever que la personne en face le fit pour moi en m'attrapant par les cheveux.

    Laissant échapper de petit "Aie" le long du chemin qui me semblait interminable il ne me lâcha pourtant qu'après être entré dans une petite pièce blanche au sous-sol de la maison. La porte se referma dans un clac sonore et je pus enfin le voir. Jean. Ce grand mec brun à l'allure de videur se tenait face à moi, me foudroyant de son regard noir derrière ses lunettes sombre.

    • Assis. dit-il en fixant un point derrière moi.

    Je suivi alors son regard et mes yeux se posèrent aussitôt sur le seul objet de la pièce : une chaise, blanche, épaisse, elle aussi en plastique sur laquelle des sangles étaient attachés. Je me retournai vers lui, sourcils froncés, et remuai lentement la tête de gauche à droite.

    Il avança d'un pas menaçant vers moi pour que je recule, sans succès  je n'eu aucune réaction, lui par contre.. Il leva haut la main et la fit retomber avec fracas sur ma joue, puis avec son pied il me donna un coup dans le tibia qui me fit aussitôt tomber à genoux.

    J'en profitai pour me jeter à sa jambe et le mordre de toute mes forces jusqu'à sentir le goût du sang. Il hurla avant de m'envoyer bouler au fond de la pièce.

    • Puisque tu le prends comme ça tu vas rester trois jours de plus, trois !

    Jean me prit fermement par le bras et m'obligea à m'asseoir sur la chaise pendant que j'étais encore sonné. Il serra les sangles au maximum puis recula pour admirer le spectacle.

    • il eu un sourire sadique. Je ne regrette pas d'avoir installer des caméras, on va bien s'amuser.

    Retrouvant mes esprits j'essayai de lever mes bras, puis mes jambes. Mes yeux s'écarquillèrent en me voyant attaché, ce qui arracha un rire au grand brun.

    • Aller, à dans dix jours !

    Puis il sortit.


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment



    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :