• Chapitre 4 - Déménagement

    Déménagement

     

    Comme prévu, les gardes et quasiment tout le personnel du Centre vint se défouler sur moi les jours qui suivirent ma sortie de la pièce au fouet comme je l’appelle  Heureusement que l'un des gardes pouvait soigner les blessures des gens, sinon à l'heure qu'il est je serais borgne, manchot, cul de jatte et couturé de cicatrice, évidement se connard me laissa l'énorme cicatrice que portait mon dos, juste pour le plaisir qu'il disait.

    Les tests reprirent également, mais cette fois ils voulaient me voir de l'intérieur.. Horrible, entre les prises de sang, les opérations et tout ces autres trucs où on ne m'endormais même pas pour que je puisse utiliser mon pouvoir pendant qu'ils observaient le comportement de mes muscles.

    Bref, ils s'étaient donné le mot pour me le faire payer. Pourtant ça ne m’empêcha pas, à mes treize ans, de tenter une autre fuite. Celle là avait mieux marché, j'avais atteint l'anti-chambre ! C'était sans compter sur les lunettes.. Des que les patrons avaient appris ma tentative de fuite ils les refermèrent aussitôt, me rendant aussi puissant qu'un vers.

    Cette fois pour me punir ils m’enfermèrent 2 semaines en chambre d'isolement, sans rien mise à part des chiottes et du PQ, même pas de bouffe, et me droguaient de temps en temps avec je ne sais quoi, ça ça m’empêchait surtout de dormir.

    A peine quelques jours après être sorti de cet enfer on m'annonça une bonne nouvelle : j'allais être transféré en famille d'accueil pendant au moins un an. Je crois que j'ai littéralement sauté de joie quand on m'avait annoncer ça, ça les avait fait rire, au début je comprenais pas mais hier ma famille d'accueil est passé au Centre pour me rendre visite, ça voulait dire qu'ils se connaissaient...

    Ensuite ils ont commencé à me parler des règles qu'il y avait chez eux, ça promettait.

     

    Le jour J, ils revinrent me chercher pour m'amener à leur maison, une petite maison douillette non loin des beaux quartiers. Aussitôt arrivé dans la voiture je demande.

    • Dites, on pourrais aller en ville ? J'aimerais bien.. voir à quoi ça ressemble.

    • ils pouffèrent. Toi, tu ne sors pas, jamais.

    • A quoi vous me servez alors ? je serrai le poing, faisant doucement freiner la voiture.

    Elise, puisque c'était le nom de la femme, se tourna brusquement vers moi tandis que Jean, son mari, acheva ce que j'avais commencer avant de l'imiter et de me lancer d'une voix grave.

    • Je vais t'apprendre à parler comme ça ! il referma mes lunettes, ce con avait la télécommande, et me jeta hors de la voiture pour me conduire derrière un épais bosquet. Il me poussa, je tombe, puis il se munit de sa ceinture et me fouetta le dos, m'arrachant un cri de douleur.

    • Enfoiré !

    • T'en veux encore ?! Il recommença, plus fort

    • Connard ! Fils de pute ! Enculé !

    Chacune de ses insultes me valut un coup en plus, mais cette douleur me faisait du bien. Je me sentais enfin libre parce que malgré les coups je pouvais savourer l'air frais sur mon visage, en fait, il m'avait rendu service. Quand je finis par me taire il m'attrapa le bras et me tira jusqu'à la voiture avant de repartir dans un vrombissement atroce.


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