• Chapitre 3 - Une dure réalité

    Une dure réalité

     

    Ça faisait maintenant un an que j’étais enfermé dans ce Centre à subir les coups de mes hôtes, devoir obéir sans broncher... C'en était trop. Depuis le temps que je manie tout ses trucs ça devrait le faire, je devrais pouvoir partir. Lors de mon transfert journalier vers la salle de tests je vis un petit bout de métal traîner par terre... Parfais, d'un vif claquement de doigts je le fit s'élargir en plaque rigide et tranchante, coupant le bras du type qui me tenait. Je me précipitai vers l'entrée, enfin la porte censée donner sur l'anti-chambre, donnant elle même sur la porte d'entrée mais chacune gardée par trois gars bien taillés et lourdement armés. Aucun problème, je leur tranchai à tous la tête et fonçai vers la porte, fermée.

    • Merde !

    Un groupe de gars arriva en renfort. Je commençai à les abîmer un par un quand soudain la porte sur laquelle j’étais adossé s'ouvrit et un bandeau me fut jeté sur les yeux. La plaque de métal tomba dans un fracas. C'est quoi se bordel ?! Je me débattais, griffant, mordant, frappant le type qui avait tout fait foiré. Je me figeai lorsqu'il se mit à rire, Aiden.

    • Sale enfoiré ! Je me tortillais plus violemment encore à mesure que son rire s'intensifiait. Qu'est-ce que tu m'as fait ?!

    • Je te l'avais dit que tu le verrais. il ricanna. Tu en a mis du temps avant de te rebeller ! J'ai même cru un moment que t'allais te faire exploiter jusqu'au bout... me murmura t-il à l'oreille en nouant un noeud au bandeau avant de me pousser vers la masse de types qui m’attrapèrent aussitôt par les bras et me traînèrent jusqu'à une petite pièce.

    La voix d'Aiden résonnait dans ma tête, pourquoi avait-il fait ça ? Les types s'en allèrent.. Sauf trois, deux d'entre eux m’attachèrent à un pilier en béton, je sentais le contact du métal avec ma peau pourtant quand j'agitais les doigts pour le faire jarter rien ne se passait.

    • Qu'est-ce que vous m'avez fait ?! hurlais-je pendant que les deux types vinrent se poster aux coins de la pièce. Répondez !!

    Un claquement retentit dans les airs et quelques secondes après une douleur lancinante me parcourut le dos en m'arrachant un cri. Le garde releva la bras, se préparant à frapper une nouvelle fois mais un autre l’arrêta lui indiquant que ça suffirait pour cette fois et s'approcha de moi.

    • C'est ton jour de chance gamin. ricana t-il. En plus de ce souvenir, tu vas avoir de magnifiques lunettes. à ses mots il retira le bandana de mes yeux et me vissa sur le crane, en échange, une espèce de paire de lunette opaque.

    Je tremblais, j'avais mal, je ne voyais plus rien, je sentais le sang couler le long de mon échine, c'était horrible, que m'avait-il pris de faire ça ?

    Les gardes sortirent, me laissant planté là une heure, deux heures, six heures, trois jours jusqu'à ce que quelqu'un vint ouvrir la porte. Aiden. Je le reconnaissais à sa façon de marcher.

    • Casses toi. articulais-je avec difficulté.

    Il gloussa et détacha mes chaines avant de s'asseoir en face de moi en poussant un sifflement admiratif.

    • Elle va être belle cette cicatrice, une fois nettoyée.

    • Casses toi !

    • Nan. On m'a envoyé te laver, te nourrir et te ramener dans ta chambre.

    • Je préfère crever.

    • Ça viendra, mais pas aujourd'hui.

    Il m'attrapa le bras et me traîna jusque aux douches où il retira ce qu'il me restait de fringue avant de me pousser sous l'eau froide. Je serrai les dents pour me retenir d'hurler toute la rage que j'avais accumulé depuis tout ce temps, Aiden du le remarquer car il lança, surement pour détendre l'atmosphère.

    • Alors, bien ces lunettes ? il eu un demi sourire. C'était les miennes, impossible à enlever et commandables à distance, tu vas t'éclater.

    • Ta gueule. sifflais-je.

    Pourtant il continua à me vanter les qualités de ses lunettes, de l'énorme cicatrice qui partait de mon épaule gauche et descendait jusqu'au milieu de mon dos, de ce qu'ils continueraient de me faire après ça, de ce qui arriverais dans un ou deux ans, tout ça comme si c'était génial.

    • Ferme la bordel tu sais ce que ça veux dire ?! je me munis de ce que j'avais sous la main, une savonette, et le jetai en plein dans la face d'Aiden.

    Il la reprit aussitôt et la lança deux fois plus fort.. à quelques centimètres de moi. En entendant le savon s'éclater contre le mur derrière moi je me moquai.

    • Tu devrais les reprendre, tu viseras mieux avec.

    Il grommela et vint m'attraper par l'oreille pour me conduire dans le vestiaire où il avait déjà préparer des habits propres. Il me les jeta dans les bras et sortit. Vous avez déjà essayé de vous habiller les yeux fermés ? Ben c'est plus dur que ça en à l'air...

    Je sortis du vestiaire au bout d'une demi-heure, un air blasé plaqué sur le visage ce qui fit rire Aiden, à moins que je n'ai mis mes fringues a l'envers.. ? Il m'attrapa le bras et me conduisit dans ma chambre où il m'amena un plateau rempli de bouffe.

    • A ce que je sache, y a aucun métal dans la chambre alors tu pourrais m'enlever ses merdes ?

    Il siffla, et les lunettes "s'ouvrirent", laissant enfin apparaître mon regard noir posé sur Aiden.

    • Alors, tu manges ?! s'impatienta t-il

    J'abaissai les yeux vers le plateau, ça semblait si bon et j'avais si faim... Mais je ne voulais pas leur faire ce plaisir.

    • Non.

    • Tu me déçois. soupira t-il en sortant, plateau à la main.

    • Attends ! je lui attrapa la jambe et grommela la tête basse. J'ai changé d'avis.

    Il sourit avant de revenir vers moi, lâchant le plateau à mes genoux, puis sortit. Je me jetai dessus, n'utilisant même pas les couverts en plastique donnés avec, et le finis rapidement ce qui me vaudrait surement un bon mal de bide.


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